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MessageSujet du message: Trek du Lonsöraefi
Posté: 15 Avr 2013, 14:43 

Le trek du Lonsöraefi fait 85 km de long et est l’un des plus difficiles d’Islande. Il démarre à Bjàlafell et finit à Stafafell, il est réalisable en 4 jours.
Le trek se situe dans une zone très reculée, sans marquage ou mal marqué au départ, avec deux glaciers à traverser et plusieurs rivières à franchir à gué. Au fur et à mesure la progression est facilitée avec des piquets de balisage, et le parcours est plus fréquenté aussi, et se termine par une piste de terre.
Il est possible de dormir dans des refuges tout au long du trek et de camper autour de ces derniers.
Avant de chercher à se lancer dans ce trek il faut savoir que c’est le plus dur et le plus long d’Islande. Il était encore plus difficile de se rendre dans le coin il y a quelques années, mais des aménagements ont été construits depuis : centrale hydro-électrique, nouvelles pistes desservant la zone…
Le trek du Lonsöraefi n’est pas balisé et presque désert ou peu fréquenté sur la moitié de sa longueur, on ne peut donc vraiment compter que sur soi-même, aussi il faudra avoir de bonnes notions d’orientation avant de se lancer. Mais de nos jours avec les GPS tout est possible.
Dès le premier jour de randonnée on aura des glaciers à traverser (le large Eyjabakkajökull et le Kverkkvisljökull plus petit) ainsi que des rivières. Ce trek n’est donc pas conseillé à ceux qui n’ont jamais franchi de glaciers ni traversé de rivières. En fait les randonneurs devront surtout savoir « lire » le terrain et faire attention à chaque pas, et certaines cartes ne sont malheureusement pas adaptées. On ne croise pratiquement aucun autre trekkers, et certains des refuges n’ont pas de gardien, donc impossible d’avoir des infos météo ou autre aide.
Il est très important de tenir compte des recommandations des gardiens du refuge Snaefellsskàli sur les conditions actuelles du tracé. Les gardiens vous demanderont sûrement de laisser votre nom et d’autres détails (couleur de votre tente et autre équipement…) avant de démarrer le trek comme cela se fait assez souvent. Au-delà de la moitié du parcours on trouve des piquets de balisage et des sentiers tracés. On n’est donc plus en hors piste. Il est aussi possible à mi-parcours d’écourter la randonnée à Illikambur.
Depuis Egilstadir certains tours operators peuvent vous emmener en super jeep au départ du trek sur les pentes du Bjàlafell.
La dernière étape est longue mais elle suit la moitié du temps une piste, et elle peut nécessité d’être réalisée en deux jours.
Une fois arrivé à Stafafell, les bus Sterna rejoignent Egilstadir ou Höfn où il est possible de passer la nuit et de prendre une correspondance pour Reykjavik le lendemain.

ETAPE 1 : de Bjàlafell à Gelingafellsskàli

C’est une belle étape de 25 km avec 400 mètres de dénivelé positif et 480 mètres de dénivelé négatif. Il faut compter une dizaine d’heure pour la réaliser.
Le terrain est assez difficile, on évolue en hors piste sur des pentes qui peuvent être caillouteuses, il y a deux glaciers à traverser ainsi que des rivières glaciaires à passer à gué. Le parcours n’est donc ni balisé, ni fréquenté par d’autres.
Il existe un refuge rustique à Geldingafellsskàli.
La randonnée démarre de manière un peu rude, dans un trou perdu en hors piste à côté de la calotte du Vatnajökull. Certains randonneurs commencent cette étape à Snaefellsskàli, ce qui la rallonge de manière conséquente pour faire au final une longue journée.

Depuis Snaefellsskàli il y a 12 km de marche le long d’une piste avec au final une montée proche du vide à côté de Bjàlafell. Cela implique de bivouaquer avant de terminer l’étape. La direction de départ est en gros vers l’est, et dérive progressivement vers le sud-est pour atteindre le glacier Eyjabakkajökull. Ici il n’y a pas de trace ni de balisage donc attention avec l’orientation. Il y a une pente légère avec parfois un petit lac de montagne peu profond, il faut rester à droite de la source de ce petit lac, sa source peut être tarie. Partout dans cet endroit on trouve ces pentes pierreuses caractéristiques avec des petits ruisseaux tapissés de bandes de mousse de chaque côté, et quand on monte depuis le petit lac, il faudra éviter les rochers dangereux.
La colline en pente douce devant se nomme Hàalda, il faudra passer son épaulement, bien à gauche de son sommet, puis trouver un point haut adapté qui permette de planifier le passage.
L’Eyjabakkajökull est souvent traversé par les randonneurs sans piolet, ni crampons, ni cordes, mais si vous en disposez utilisez-les. Le glacier évolue comme tous les glaciers, il change continuellement, aussi essayez de lire le terrain au maximum, avec le plus de prudence possible. Il faudra trouver un passage pour atteindre la glace à travers les pentes pleines de débris, et prendre soin d’éviter les trous et les crevasses, et quand on atteint une arête de décombres abrupte au milieu du glacier il faut traverser au niveau d’une sorte faille ou de grand fossé. Les morceaux du glacier se sont effondrés révélant une rivière sous-glaciaire. Se tenir à distance car les abords semblent instables, et choisir d’ici le lieu le plus adéquat pour descendre du glacier en toute sécurité.
Il faut passer les grosses moraines et franchir deux petits ruisseaux. Quand on atteint la crête, on tourne à droite arrivé en haut, on pourra alors admirer des chutes d’eau dans une vallée rocailleuse. La langue glaciaire du Kverkkvislarjökull s’étend dans la vallée et monte à 1000 mètres d’altitude, les vues vers le nord sont splendides de là-haut. Il faut essayer de rester à la même altitude à travers les pentes pleines de pierres, striées de plein de petits cours d’eau, et descendre progressivement dans un large abaissement rocailleux, bien en dessous du Kvislarjökull.
Il faudra ensuite traverser deux petites rivières glaciaires et monter progressivement sur une mousse qui a colonisé la moraine.
On traverse à gué des cours d’eau d’origine glaciaire puis traverser une sorte de dépression-faille derrière Dökkafell. Prendre grand soin de rester bien à droite de la montagne rocheuse, et tourner à gauche à travers les pentes parsemées de rochers jusqu’au bas de la colline.
On traverse maintenant la rivière Blanda pour atteindre le refuge FI de Geldingafellsskàli à environ 780 mètres d’altitude. C’est un refuge classique sans douche bien sûr, il dispose d’eau courante qui est puisée dans la rivière.

ETAPE 2 : de Geldindafellsskàli à Egilssel

Cette étape fait 20 km et accuse 530 mètres de dénivelés positifs et 680 mètres de dénivelés négatifs. Le temps de parcours est approximativement de 8 heures. Le chemin n’est pas balisé et traverse des pentes pierreuses, vallées abruptes et accidentées. Pentes non balisées jusqu’à un lac.
Il existe un refuge rustique à Egilssel
Le tracé du trek du Lonsöraefi monte à travers des terrains reculés et passe près du glacier Vesturdalsjökull. Ca peut valoir le coup de descendre dans la vallée Vesturdalur pour admirer une chute d’eau puissante.
Tout au long de la journée il sera possible d’observer des rennes.
On commence par traverser la piste des 4 X 4 qui mène au refuge Geldingafellsskàali, on entre dans une vallée peu profonde dont on sort en prenant grand soin de bien rester au-dessus de la rivière. La direction à suivre est en gros vers le sud-est, et on gagne de l’altitude par des pentes caillouteuses en traversant des ravins peu profonds. Eventuellement on peut traverser une très large crête rocailleuse d’environ 900 mètres d’altitude au niveau de Vesturdalshraun où l’on trouve des tertres et des mares. Il faut rester sur les hauteurs et viser le bord du glacier Vesturdalsjökull pour voir un magnifique canyon rocailleux au fond duquel un cours d’eau file sous le glacier. Il faut ensuite choisir un passage dans les rochers et les pierres et se diriger vaguement vers un front donnant sur la pointe du glacier où une rivière déferle à travers la vallée accidentée Vesturdalur. Ouvrez bien l’œil pour choisir un passage sûr pour la descente de pentes abruptes, en évitant les affleurements rocheux et les ravins. Suivez alors la rivière Jökulsài Loni vers l’aval et en observant bien vous apercevrez une cascade qui plonge d’une falaise dans une impressionnante gorge, et dont ses eaux s’écrasent en bas d’un canyon sombre et profond, créant une sorte de brumisateur géant.
On escalade en ensuite une pente raide recouverte de végétation sur un chemin peu marqué qui dérive directement vers un ravin. Poursuivre vers un dénivellement qui devient rocailleux et parsemé de rochers qui mène au bord d’un profond précipice au-dessus de la vallée. Se diriger dans une petite vallée vers laquelle convergent des rivières en chutes d’eau. Il faudra les traverser plus en amont. Il faudra ensuite monter par les pentes pleines de pierres et de rochers de Kollumùlaheidi, autour de 800 mètres d’altitude. Se déporter alors graduellement vers le bas en regardant devant pour apercevoir de petits lacs de montagne dans une petite vallée. Changez de direction en vous dirigeant vers la droite de la petite vallée, en traversant les cours d’eau ponctués par des éperons rocheux déchiquetés, pour apercevoir le grand lac de Kollumùlavatn. Le petit refuge d’Egilssel est perché sur une crête au-dessus du lac. Le refuge est basique, sans douche et comme sur l étape précédente l’eau est puisée dans la rivière ou le lac.

ETAPE 3: de Egilssel à Mùlaskàli

Cette étape fait 10 km avec un dénivelé positif de 150 mètres et un dénivelé négatif de 580 mètres. L’étape est réalisable en 4 heures. On évolue maintenant sur un terrain de hautes terres facile, avec des sentiers balisés, mais raides et caillouteux par moments. On trouve des chaines pour s’aider à grimper au-dessus d’une rivière glaciaire.
Après deux journées en des lieux très reculés et accidentés, le trek du Lonsöraefi présente des sentiers plus fréquentés, balisés par des piquets. On trouve de splendides points de vue avec des montagnes colorées et des montées abruptes sur terrain accidenté en fin d’étape.

Descendez depuis Egilssel pour traverser à gué l’écoulement provenant du lac Kollumùlavatn. Puis suivez un sentier balisé de piquets le long d’une crête de pierres et de mousse. Montez une pente encadrée par des falaises à colonnes, qui se cassent en formant d’étranges éboulis. Montez une pente pierreuse avec moins de végétation et rocailleux par endroits, pour finalement finir par de la pierre au sommet. On suit les piquets, en pente douce, puis on part sur la droite en montant doucement le long de la large crête rocailleuse recouverte de mousse, et non balisée. A hauteur de Tröllakrokahnaus, on a de jolies vues sur une falaise qui s’écroule, on est à envrion 700 mètres d’altitude, proche de tours de pierres et de pics. Puis tournez à gauche et suivez le sentier balisé de piquets à travers une inclinaison du terrain, et traversez assez haut au-dessus du vallon. Il faut alors passer au-dessous des falaises à colonnes en cherchant une formation connue sous le nom de « Angel ». Plus loin il y a une descente assez raide où l’on doit tourner à droite à un panneau indicateur. Le tracé est clair durant toute la descente, remontant même un peu à deux reprises vers Leidartungur, devant plus raide à côté d’un ravin. On passe via des parterres de bruyère puis on descend dans une petite vallée encadrée par des éboulis.
Le genévrier rampant et le saule apparaissent ainsi que des myrtilles, de la bruyère et des fleurs. Il faut continuer à descendre jusqu’à la rivière Jökulsà i Loni, où les buissons de bouleau nains deviennent plus grands et noueux. Traversez un cours d’eau et marchez à travers les bois (on ne peut pas vraiment parler de forêt en Islande mais bon…), puis traversez un autre cours d’eau au lit large et plein de pierres. Montez à travers une pente recouverte de bouleaux et franchissez un autre cours d’eau, puis montez haut au-dessus de la rivière jusqu’à une digue. Servez-vous alors de chaines ancrées aux parois pour descendre le long d’un ravin rocailleux entre les chutes d’eau. Ensuite ça grimpe assez raide dans les éboulis, utilisez à nouveau des chaines, puis descendez en zigzagant pour abandonner les éboulis et finir en bas dans le lit rocailleux de la rivière.
Tournez à gauche en aval, en ralliant le sentier aux bords rocheux, puis traversez les cours d’eau et les éboulis parfois proches de la rivière. Une traversée en montée mène à un petit plateau plein de végétation et redescente vers des barrières et des poteaux indicateurs. Entrez dans parc cloturé pour trouver les deux refuges. Le plus bas est un des refuge de chez FI à Mùlaskàli, autour de 200 mètres d’altitude.

ETAPE 4 : deMulaskali à Stafafell

Cette dernière étape fait 30 km avec 400 mètres de dénivelé positif et 580 de dénivelé négatif. Il faut compter une dizaine d’heure pour boucler cette longue étape qui présente une succession de montées et descentes raides dont certaines caillouteuses. On marchera aussi sur de la piste.
Il est possible de camper à Stafafell.
C’est une longue journée de marche, difficile au début, puis cela devient plus facile ensuite. Mais il existe 2 options pour faciliter la réalisation de cette étape : la première est de faire venir un mini bus à Illikambur pour terminer plus tôt donc. Et la deuxième option est de couper l’étape en dormant au refuge d’Eskifell.
Revenir sur ses pas depuis Mùlaskàli vers les barrièrres de la cloture, et traverser la passerelle suspendue au-dessus de la rivière. Une rampe nous aide à passer les éboulis, puis il faut tourner à gauche en aval. Traversez un cours d’eau puis deux larges lits de rivières caillouteux. Un sentier balisé de piquets monte raide et zig-zague dans les pierres sur une arête rocheuse.
Le dénivelé diminue aux panneaux d’information au bout de la piste de terre, aux alentours de 300 mètres d’altitude.
On grimpe et on descend sur la route de terre jusqu’à une dépression jusqu’à un parc à moutons et un poteau indicateur sur la gauche. Suivre un chemin balisé de piquets qui monte et qui descend dans les éboulis et les pentes herbeuses, où l’on aperçoit furtivement la rivière à côte de tertres à côté. Passez près de deux petites étendues d’eau et après suivez le sentier qui serpente dans les éboulis à travers les petites vallées secondaires. Escalader une autre vallée au sol tapissé d’herbe à Kambagil.
Descendre la vallée en restant à gauche du cours d’eau plein de pierres, et plus loin partez sur la droite. Traversez des éboulis branlants au moment de passer près de superbes petites cascades. Virez à gauche là où les vallées se rencontrent mais surveillez le chemin qui passe derrière à droite, montant et descendant dans les éboulis et les pentes recouvertes de végétation. On aperçoit une rivière glaciaire dans la gorge de Jökulsàrgljùfur, puis le chemin descend dans une petite vallée dans des pentes raides pleines d’éboulis. Remontez-la et traversez une brèche un peu après. Continuez à grimper jusqu’à passer une autre brèche, puis redescendez une pente raide jusqu’à une autre vallée.
Descendez au bas de la vallée et repérez le marquage qui traverse la grande étendue et le cours d’eau, puis remontez et traversez un autre cours d’eau. Escaladez dans les éboulis et suivez une terrasse qui se rétrécie sur les éboulis perchés au-dessus d’une falaise. Traversez avec précaution et profitez bien de la vue sur la vallée Svinadalur. Allez jusqu’à un panneau indicateur et descendez sur la gauche, traversez un cours d’eau, puis plus loin passez à gauche d’une petite étendue d’eau. Descendez le chemin plein d’éboulis, passez dans les bouleaux nains jusqu’à un monticule avec un poteau indicateur.
Continuez tout droit en suivant le balisage « Stafafell ». Le tracé est difficile, montant et descendant pour finalement déboucher sur une passerelle en travers de la grosse rivière glaciaire Jökulsà i Loni. Traversez et suivez le sentier qui traverse les bouleaux nains, dévalez dans le lit de la rivière plein de pierres. Repérez un sentier étroit qui repart dans les arbrisseaux en restant près de la rivière. Passez à travers une plaine inondable et passez à gué qui coule d’un canyon. Poursuivez tout droit en vous rapprochant de la descente sur la gauche, où poussent d’autres bouleaux nains ainsi que des falaises et de minces chutes d’eau.
Un énorme cône d’alluvion (dépôt alluvial qui a la forme d’un éventail) plein de cailloux s’étend depuis le plus gros ravin, et un sentier accidenté et pierreux part devant et serpente à travers la mini forêt de bouleaux, montant et descendant, puis devient plus facile. Il y a d’autres chemins mais il convient de rester sur le plus marqué d’entre eux qui monte et descend à travers les collines touffues et pierreuses. Traversez le large lit pierreux d’une rivière où un canyon part sur la gauche, puis grimpez une pente pleine de buissons au niveau de Gvendarnes. Descendez ensuite une vers une vallée avec des éboulis aux teintes pastels, traversez une plaine pierreuse pour atteindre les cabanes de Vidur.
Le chemin arrive presque jusqu’à la rivière, puis grimpe, plus loin le sentier continue à côté de la rivière. Montez à travers une arête rocheuse acérée, descendez et passez un pont, puis montez et descendez le long de la rivière au niveau de Graenahlid. Suivez la montée en pente douce jusqu’à une cattle grid (grille métallique placée à plat sur le sol pour empêcher le bétail de passer), et tournez à gauche le long de la route principale jusqu’à l’église et les équipements du camping de Stafafell.
D’autres infos ici : http://www.eldhorn.is/stafafell/


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