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Posté: 08 Juin 2016, 10:50 

Les précipitations en Islande

Le plus gros des précipitations en Islande sont mêlées à du vent et tombent entre l’est et le sud à l’avant des perturbations qui arrivent par le sud-ouest. Les précipitations sont réparties en conséquence et il est à noté que le relief influence aussi les tendances. C’est dans le sud-est que les précipitations sont les plus importantes, avec une estimation annuelle qui dépasse 4000 mm sur les calottes glacières du Vatnajökull et du Myrdalsjökull, et des valeurs qui dépassent 1600 mm dans les zones plus basses. La valeur annuelle la plus élevée relevée par une station météo dépasse les 3300 mm à Tvisker près des lagunes de Jokullsarlon et Breidarlon. Au sud-ouest et à l’est du pays le total en plaine varie de 1000 à 1600 mm sur les côtes, mais tombe entre 700 et 1000 mm plus loin dans les terres. Les secteurs nord et nord-est affichent les niveaux de précipitations les plus faibles avec des valeurs qui varient entre 400 et 600 mm pour les zones de basses altitude, et moins de 400 mm dans la vaste zone au nord de l’immense glacier Vatnajökull, ce qui crée une ombre pluviométrique avec les vents qui arrivent par le sud-est (l’ombre pluviométrique est un phénomène météorologique qui se produit sur le versant d'une montagne qui n'est pas soumis au flux direct des masses d'air humide. Alors que le versant au vent de la montagne est copieusement arrosé, le côté protégé des vents reste beaucoup plus au sec car l'humidité atmosphérique s'est déjà déposée sur le versant face au vent au moment où la masse d'air arrive).
Les précipitations dépendent en grande partie des conditions locales et peuvent varier fortement sur de courtes distances. Un bon exemple est celui de la région de Reykjavik. A l’aéroport local de Reykjavik les précipitations annuelles s’élèvent à environ 800 mm ; dans la partie est de la ville (toute proche donc) ça grimpe à 900 mm ; sur une petite colline située à moins de 10 km au sud-est de la ville les capteurs relèvent 1040 mm par an ; et dans les montagnes un peu plus au sud-est les valeurs relevées atteignent 3000 mm !
Les indicateurs de relevés de pluie, qui en Islande ont des ouvertures à environ 1,5 mètre du sol, donnent des valeurs sous-estimées des niveaux de précipitation, notamment quand la vitesse du vent est élevée, mais aussi quand une grande partie de ces précipitations tombe sous forme de neige. Aucune recherche méthodique n’a jamais été menée en Islande pour évaluer ce problème, mais on peut estimer grossièrement que les relevés sont environ 25 % plus bas que la réalité. Pour les chutes de neige l’effet du vent est encore plus fort sur cette sous estimation. Malheureusement aucun correctif sérieux n’a jamais été appliqué à ces mesures, aussi il convient de savoir interpréter ces relevés.
L’automne et le début de l’hiver représentent les moments de l’année durant lesquels les précipitations sont les plus élevées dans la majorité des coins d’Islande, avec un maximum se produisant généralement au mois d’octobre. L’intérieur des terres du nord-est fait exception à la règle où le maximum des précipitations se produit en juillet ou août selon les années. Mai et juin sont les deux mois les plus secs. En guise de moyenne pour la totalité du pays, les précipitations annuelles du mois d’octobre représentent 12 % de la totalité de l’eau qui tombe, et le mois de mai seulement 5 %.
Dans de nombreux endroits, entre 50 et 60 % des précipitations tombent entre les mois d’octobre et mars, à l’exception de certains lieux dans le nord-est de l’Islande où la part hivernale se situe entre 40 et 50 %.
Les relevés de précipitations mensuels montrent de grandes variations d’une année sur l’autre, et des mois sans aucune précipitation existent. Les moments très secs de l’année sont plus probables entre le mois de janvier et août qu’en automne. Par exemple à Reykjavik la moyenne des précipitations est de 97 mm pour le mois d’octobre ; La valeur la plus élevée pour ce mois est de 181 mm et la plus basse de 33 mm, ce qui fait un gros écart. Pour mai la valeur moyenne est de 42 mm avec un maximum à 96 mm et un minimum à 0 mm. En règle générale, les valeurs maximales s’écartent beaucoup plus des valeurs moyennes que des minimas, surtout dans les régions humides.
Le total mensuel de précipitations le plus élevé mesuré en Islande était de 769 mm à Kvisker dans le sud-est de l’Islande en octobre 1965. Et c’est à ce même endroit qu’en octobre 1979 a été enregistré le niveau maximum  tombé en 24 heures avec 242,7 mm.
Les précipitations convectives : qui couvrent des petites surfaces, qui ne durent pas mais qui sont intenses, très localisées et produites par l'instabilité convective de l'air, et enfin qui sont associées à des nuages de types "cumulus".
Les précipitations convectives de l’été  ne représentent pas une part importante du total annuel et ces fortes pluies de courte durée restent rares. Les relevés sont clairsemés, mais par exemple les plus importantes précipitations sur 10 mn à Reykjavik sont de 4,6 mm et 1 heures de 17,3 mm. Les orages sont par conséquent très rares ; ils peuvent se produire un ou deux jours par an, généralement dans le sud et le sud-ouest de l’Islande, essentiellement en hiver, et sont rattachés à des fronts ou des masses d’air froids instables. Dans le nord du pays les orages sont encore plus rares.
Le nombre de jours dans l’année durant lesquels il tombeau moins 0,1 mm de précipitations est assez variable : cela donne 200 jours minimum pour le sud du pays et à certains endroits le long de la côte est et sud, avec une valeur maximale de 235 jours atteinte à Vestmannaeyjar. Dans le nord et le nord-est de l’Islande le chiffre est plus faible y compris sur les côtes, et plus dans les terres on obtient entre 130 et 140 jours. Il y a une différence considérable entre l’été et l’hiver pour le nombre de jours pluvieux par mois. En automne et en hiver, on relève entre 16 et 23 jours de précipitations dans le sud, l’ouest et les côtes de l’est, mais on descend  entre 12 et 16 jours partout ailleurs. En gros il pleut un jour sur deux… Dans l’ouest de l’Islande le chiffre le plus bas se situe dans un des mois compris entre mai et août avec de 11 à 15 jours de précipitations par mois, et dans le nord et l’est du pays on a seulement  entre 7 et 10 jours en mai ou juin dans les régions intérieures. Dans le sud ce nombre est variable en été, mais en général il est au plus bas en mai ou juin avec de 13 à 17 jours. Le mois d’août au contraire ressemble plutôt aux mois humides d’automne.
Les périodes sèches en été sont très importantes car elles permettent de faire les foins et les terres du nord-est et de l’est de l’Islande sont sans aucun doute les plus concernées. Ici le temps est sec 66 % du temps en juin (août est sec).


Sujet remonté par Jouge le 08 Juin 2016, 10:50.


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